sea-693078_1280

Sur les galets

Oléron , l’été
Sur la plage ensoleillée
J’ai ramassé des galets dans le sable mouillé
Gestes , cent fois répétés
Cailloux blancs
Pages de poésie
Tableaux en devenir?
Que vais je faire…

Lire la suite

Mon faucon précieux

shahin !
Shahin !
Viens repose toi sur mon cœur
Viens mon sultan
Viens mon faucon royal
Il est tôt
La lune berce la nuit
Shahin !
Entends tu dans le petit matin
Les voix
Le shaerashouk avec le soleil s’élancent
Shahin recouche toi contre moi
Laisse ma voix te dire mon faucon
Shahin ?
Je ne veux pas oublier
La douceur de tes cheveux
Ta bouche au dessin parfait
Ta tendresse lorsque nous étions fiancés
Shahin
Ton corps contre mon corps
Tes yeux dans mes yeux
Shahin !
Mon sultan qui saura se souvenir de ce palais
Sinon celle qui était la prunelle de tes yeux
Shahin mon faucon précieux
Ton cœur contre mon cœur
Fermons un peu les yeux
Dors contre ta brune
Les doigts de rose tresseront au jour
Une couronne d’amour
Shanin… sur le violon de mon cœur
Ses mots sont la musique du bonheur
Zerdali dormir je ne pourrais…

Première lettre d’amour: Mon amour

Mon amour

Ma tête dort sur ton épaule, pourtant je n’ose pas
Je n’ose pas te dire toutes ces paroles que j’écris en prose chaque soir.
Je suis comme ses falaises sauvages ,ses murs de craie
Abruptes, froides, silencieuses , généreuses, tendres à la fois.
Répandant sur nos pieds, dans le sable, le vent
Toutes sortes de coquillages, de crustacés, de cailloux
Qui ensemencent le sable comme autant de serments.
Moi ,je t’offre mes voyages, mes caresses
Et dans mes yeux d’amante,
Tu es comme le dernier des miracles.
L’escale ou je ne repartirai pas.
Tu es comme un oiseau ,sur ma plage
Une mouette sur les vagues gambadant
Le dernier voltige de l’oiseau de mes rêves
Le cri, le vol qui mène à l’océan.
Senteur de sel et de goémon.
Mon amour, dont le regard embrasse mon cœur
Mon être, mon âme, mes sentiments.
Dans tes yeux ,je trouve mon île ,ma terre
Les portes ouvertes sur des milliers d’horizons
Dans tes bras ,je trouve la douceur, la chaleur
Le feu qui fait naitre mes passions.
Tu es mon amour ,mon prince d’océan.
Ma tête dort sur ton épaule et je n’ose étaler mes sentiments.

La rose est une femme

Ecarlate est ma robe , de velours et satin
A vos yeux impatients , je me dévoile enfin
La rosée de Vénus à mon parfum se perle
Si doux est ma senteur, si doux vos lèvres cherchent
Mon cœur si divin
A vos pas ,je m’attache
Précieuse ma beauté
Sur vos âmes demeurent
Mes fragrances sucrées
Je laisse mon rubis , mon éclatante flamme
Sur vos doigts curieux
De ma douceur fatale
J’adore vous comblez
D’amour ,je vous embrasse
Vos cœurs sont mes écrins
Mes pétales se posent sur vos rêves satin
Votre rose oui j’ose
En vos doigts enlacés
Je soupire et trépasse
Je suis rose sacrée
De Vénus la compagne , écarlates pensées
Désir inavouable qui donne à votre jeu
Un parfum remarquable , fantasmes désirés
Romantisme aimé
Fleur irréprochable sous mes pétales
Voyez!
Le cœur d’or admirable
Le centre or parfumé
Votre amour y est né
Se consume , s’enflamme
Quand sur moi , vous vous penchez
Je garde les secrets d’amants adorables
D’Eros et de Circé
Sous mes dentelles feu
Promesses inviolables
Je vous aime à jamais
Acceptez donc ma bague
Tendre amour
Vous m’aimez?
Ma rose ,ma délicate
Ma femme adorée
Il froisse mes pétales sous vos tendres baisers
Ecarlate caresse , lèvres rosées
Parfums de tendresse
Tremblements amoureux
Je parfume vos lèvres , effluves de velours
Notes écarlate , d’amour printanier
Brulante , avenante , épines acérées
La rose est une femme
A ne point en douter
La rose est une femme , larme de chérubin
Suave , délicate , pourpre et carmin
Mystère est mon parfum , d’amour soyez certain
Rose écarlate , éphémère destin

Ma terre d’or et de feu

Sous le soleil matinal , l’île s’éveillait
Fille brune et blonde baillant aux chants d’oiseaux
Les fleurs joyeuses ouvraient les bras à l’aurore
Le soleil éparpillait ses baisers d’or entre les nuages
Soufflant dans l’alizé bienfaisante son opulence dorée
Nous avions alors les chants d’allégresse de l’enfance
Nos sourires silencieux n’avaient besoin de mots
Tu prenais ma main sur les sentes de fougères
Sans nous hâtés , nous allions prendre l’eau
Les sources claires jouaient au pieds de la montagne
La musique cristal glissait entre les cailloux gris
Sous les palmiers chanteurs , le bruissement des arbres
Nous plongions nos bras nus dans l’onde fraîche et claire
Ainsi filaient les heures …
Nous allions au festin de quelques baies sauvages
De goyaves , de fraises , de framboises de l’eau
Le soleil atteignait le ciel , midi brûlait les cirques
Les feuilles et les branches au sol se courbaient
Recherchant de la terre l’ombre et le réconfort
Le poids de la chaleur nous pressait à rentrer
Nous reprenions ensemble la route sans tarder
Les ramiers roucoulaient sur les banians à l’ombre
Nous regardions au loin la vieille case créole
Les champs de cannes en fleur et l’océan Indien
L’île se couchait le soir dans un lit de délices
Le crépuscule ourlait de rose les sommets
De lacis vert et bleu , de violettes fioritures
L’or brodait dans tes yeux des songes à l’encre bleu
Nous étions rois alors sans couronnes et sans traînes
Nous avions un royaume et les plus beaux trésors
Mais nous étions si jeunes pour savoir y régner
Qu’à peine quelques larmes , quelques bonheurs fugaces
Nous regardons partir nos plus belles années
L’île brille dans les cœurs comme un joyau limpide
Dans une cascade claire , un soleil roi attend
Le rire des enfants et la danse des fleurs
Que le temps a figé irrémédiablement dans l’île terre de feu